Sommaire
Quinze ans d’expérience dans le milieu politique dont 11 ans à titre de député et quatre à titre d’attaché politique au service de deux députés dont le premier Ministre du Québec. Diplômé universitaire en sciences politiques et en communication.
Formation académique
- Baccalauréat français (équivalent du D.E.C.)
Collège Stanislas, concentration économie
- Baccalauréat en sciences sociales
Majeur en sciences politiques
Mineur en communications
Université de Montréal
- Études en administration des affaires (75 crédits complétés)
Concentration marketing
Université du Québec à Montréal
Jean-Claude St-André, le militant de l’indépendance du Québec
Jean-Claude St-André est membre du Comité des jeunes pour le OUI dans Anjou lors du référendum de 1980, secrétaire de l’exécutif du Parti québécois dans Anjou (1981-1982), président du Parti québécois dans Anjou et conseiller à l’exécutif régional de Montréal – Ville-Marie de 1988 à 1992. Il siège aussi au conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1985 et en 1986.
De 1988 à 1992, Jean-Claude St-André est président du Parti québécois du comté d’Anjou En 1992-1993, il est attaché politique du député d’Anjou, Pierre Bélanger. Il participe à l’organisation de plusieurs campagnes électorales complémentaires entre 1992 et 1994 : Anjou, Bonaventure, Laval-des-Rapides et Saint-Jean.
En 1993, à la demande de Jacques Parizeau, chef du Parti québécois, il participe à l’organisation de la campagne électorale de Benoît Sauvageau, candidat du Bloc québécois dans la circonscription fédérale de Terrebonne. Benoît Sauvageau décroche, à ce moment, l’une des plus grandes majorités dans l’histoire politique du Canada. En 1994, Jacques Parizeau lui offre de diriger sa campagne électorale dans la circonscription de L’Assomption.
Après la victoire électorale de 1994, Jacques Parizeau, devenu premier ministre du Québec, lui confie la direction de son bureau de circonscription. En 1995, il dirige la campagne référendaire dans L’Assomption. Après la démission de Jacques Parizeau, Jean-Claude St-André se présente pour lui succéder comme député de L’Assomption lors d’une élection partielle où il est élu pour la première fois le 10 juin 1996. Il y est réélu jusqu’en 2007, année où il est défait par le candidat de l’Action démocratique du Québec.
Dès septembre 2003, Jean-Claude St-André énonce qu’il est primordial d’enclencher un processus qui mène à l’indépendance aussitôt qu’une majorité de députés indépendantistes sont élus. Cette posture, très proche des thèses Parizeau-Laplante, sont appuyées par les jeunes péquistes en mars 2005, mais refusées par le congrès du PQ en juin 2005.
Campagne à la direction du Parti québécois 2005
Le 22 juillet 2005, il annonce son intention d’entrer dans la course à la chefferie du Parti québécois afin de remplacer l’ancien chef du parti, Bernard Landry. Il devient le sixième candidat officiel le 25 août 2005. Préconisant la gouvernance nationale, il rejette l’étapisme comme démarche d’accession à la souveraineté et favorise une démarche proche des thèses de Jacques Parizeau et de Robert Laplante. Parmi ses propositions figurent une réforme de la fiscalité visant à favoriser les classes défavorisées et moyennes ainsi que la gratuité scolaire de la maternelle aux études postdoctorales. Il reçoit certains appuis, parmi lesquels Yves Michaud et Robert Laplante.
Aux élections de 2008, il pose sa candidature en vue d’être à nouveau candidat du Parti québécois dans L’Assomption, mais elle est rejetée par l’exécutif national du PQ. Pauline Marois évoque le fait que Jean-Claude St-André n’appuie pas la plate-forme du parti, alors qu’il a pourtant affirmé qu’il se ralliait. Plusieurs affirment que cette situation n’est rien de moins qu’un règlement de comptes politique, où un candidat étiqueté comme étant dissident est ensuite mis hors-jeu au profit d’un allié des dirigeants du parti.
Option nationale
En 2011, il fait partie des membres fondateurs du nouveau parti indépendantiste Option nationale, fondé par l’économiste et ancien député du PQ Jean-Martin Aussant. Il est présent au congrès de fondation du parti en février 2012, de même qu’à l’assemblée générale régionale de Montréal en avril.
Course à la direction de 2013
Après la démission de Jean-Martin Aussant en juin 2013, une course à la direction d’Option nationale est lancée. Le 16 août 2013, St-André annonce sa candidature à la chefferie du parti[6]. Il affronte deux autres candidats : Nic Payne et Sol Zanetti, enseignant de philosophie au cégep. Lors du premier débat, tenu le 21 septembre 2013 à l’Université Laval, St-André propose qu’un gouvernement d’Option nationale adopte immédiatement une constitution provisoire mettant fin à l’application de la constitution canadienne sur le territoire du Québec.
Le 30 septembre 2013, lors du débat tenu à l’Université de Sherbrooke, St-André annonce son retrait de la course. Il invoque la perspective d’élections provinciales anticipées et estime que le parti doit se concentrer sur cette échéance plutôt que sur une course interne. Il demande à Nic Payne de se retirer afin de laisser le champ libre à Sol Zanetti. Le 26 octobre 2013, Sol Zanetti est élu chef du parti avec plus de 67 % des voix.