COMMUNIQUÉ | Saga du pont de Québec :  « C’est au CN à payer 100% de la facture pour les travaux point barre » – Martine Ouellet

Québec, le vendredi 29 septembre 2023 – Martine Ouellet, candidate dans Jean-Talon et cheffe de Climat Québec dénonce l’état lamentable du pont de Québec et affirme que ce n’est pas aux citoyens de Québec et aux contribuables à payer pour la négligence du CN. Pour Climat Québec, c’est d’une évidence flagrante qu’il appartient au propriétaire du pont à payer pour les travaux.  

« C’est honteux de voir le niveau de délabrement du pont de Québec. Le CN est une entreprise multimilliardaire avec des revenus de 17 milliards de $ et des profits de plus de 5 milliards de $ en 2022. La rouille qui s’accumule sur le pont est un indicateur de l’état de détérioration du pont. La peinture du pont de Québec n’est pas juste esthétique, c’est aussi de l’entretien pour la pérennité de l’installation. C’est au propriétaire, donc au CN, à payer pour finaliser de peinturer le pont. Que les coûts soient 559 millions de $ tel qu’évalué en 2019 ou 1 milliard de $ tel qu’il semble rendu aujourd’hui, c’est au CN a assumé la facture, il en a amplement les moyens. Les contribuables n’ont pas à payer pour une infrastructure qui ne leur appartient plus, » a déclaré Martine Ouellet

Petite histoire de la privatisation du CN

Le CN, qui était une société d’état canadienne a été privatisé en 1993 par Jean Chrétien avec Michael Sabia comme principal artisan. Ce fut un coup fumeux pour les acquéreurs qui ont reçu des infrastructures en bon état.  Il était donc facile de faire des profits rapides en coupant dans l’entretien.  L’état lamentable du pont de Québec en est une démonstration éloquente.

Dans le contrat de privatisation initiale, il y avait une clause spécifique pour garantir que le CN assumerait la facture pour peinturer le pont, 100% du pont, peu importe les coûts.  De façon assez obscure, il y a eu un addenda, c’est-à-dire un ajout au contrat, pour préciser un plafond de dépense.  C’est comme cela que le CN n’a peinturé que 40% du pont de Québec laissant l’autre 60% rouiller de plus belle.  Peu importe la magouille des addendas, l’esprit initial du contrat était que le CN devait assumer seul les frais d’entretien du pont de Québec.  Il bénéficie de tous les revenus liés à l’exploitation des infrastructures, il est juste normal qu’il en assume aussi tous les frais. 

Acheter le pont de Québec une fausse bonne idée

Climat Québec dénonce la fausse bonne idée d’acheter le pont de Québec. « Il faut vraiment vouloir être le dindon de la farce pour proposer une telle idée!  Après s’être fait avoir avec la privatisation où les actionnaires du CN ont acquis pour des peanuts le réseau ferroviaire canadien, certains voudraient continuer à enrichir les actionnaires du CN en leur rachetant une infrastructure en mauvais état?  Je ne comprends pas le Parti québécois de proposer une telle solution dans le cadre de la partielle dans Jean-Talon ni le Parti conservateur de flirter avec l’idée, » a jouté Martine Ouellet

Le pouvoir de contrôler le CN par les lois et règlements ferroviaires

Pour Climat Québec, ce dossier démontre encore une fois la nécessité de l’indépendance du Québec. « Avec le rapatriement de tous nos pouvoirs, la République du Québec pourra elle-même exiger du CN l’entretien de ses infrastructures, dont la peinture du pont pour des questions de sécurité publique.  D’ici là, le gouvernement de la province de Québec se doit de faire pression sur le gouvernement canadien sans relâche par tous les moyens afin qu’il prenne ses responsabilités et utilise ses pouvoirs afin de contraindre le CN à assurer l’entretien du pont de Québec en particulier la peinture sur le 60% restant. » a conclu Martine Ouellet

-30-

Retour en haut