Climat Québec et la Coalition des citoyens de Blainville somment la ministre Déry de refuser le permis d’exploitation de la cellule 6
Montréal, le jeudi 30 juillet 2026 – Climat Québec et la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule 6 de Stablex révèlent aujourd’hui une information capitale : le permis d’exploitation de la cellule 6 de Stablex n’a toujours pas été délivré. C’est ce qu’a confirmé la direction régionale de l’environnement des Laurentides le 23 juillet dernier, lors d’une rencontre avec les deux organisations. Tant que ce permis n’est pas signé, la ministre de l’Environnement, Pascale Déry, a le pouvoir — et le devoir — de le refuser.
Un procédé qui ne fonctionne pas, une localisation qui ne pardonne pas
Les faits s’accumulent depuis plus de trente ans. La police verte et la Commission Charbonneau, au début des années 1990, ont toutes deux conclu que le procédé Stablex n’est pas inerte. Les dirigeants de l’entreprise l’ont eux-mêmes admis indirectement lors du BAPE, en confirmant que les eaux de lixiviat du site sont catégorisées comme déchets dangereux — la preuve même que le procédé n’est pas étanche.
Des analyses, dévoilées en juin dernier par les deux organisations, révèlent des dépassements alarmants des normes de contamination des eaux et des sédiments: jusqu’à 11 fois la norme pour le plomb, 31 fois pour le cadmium, 3,1 fois pour le zinc, 2,5 fois pour le cuivre et 1,8 fois pour l’arsenic. Le site prévu pour la nouvelle cellule 6 se trouve en plein cœur d’une tourbière, juste au-dessus de la nappe phréatique qui alimente les puits agricoles et résidentiels de la région. Octroyer un permis d’exploitation dans ces conditions reviendrait à agrandir un problème déjà documenté.
Une fenêtre encore ouverte
« Le permis d’exploitation de la cellule 6 n’a toujours pas été délivré — la ministre Déry a donc encore le pouvoir de dire non », affirme Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec. « Les faits sont accablants : un procédé qui n’est pas inerte, documenté depuis plus de trente ans, une localisation en plein cœur d’une tourbière, au-dessus de la nappe phréatique qui alimente les puits de la région. Refuser ce permis n’est pas un geste politique, c’est un devoir de précaution élémentaire. »
« Le 23 juillet dernier, la direction régionale de l’environnement des Laurentides nous a confirmé que le permis était toujours en analyse. Ça veut dire qu’il n’est pas trop tard », souligne Marie-Claude Archambault, porte-parole de la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule 6 de Stablex et candidate de Climat Québec dans Blainville. « Les citoyens de Blainville vivent avec ce dossier depuis des décennies. On a fait notre travail : on a fait analyser l’eau, les sédiments, on a documenté la contamination, on a interpellé nos élus. Maintenant, c’est à la ministre Déry de faire le sien. »
Une lettre, un geste qui compte
Climat Québec et la Coalition ont déjà écrit à la ministre Déry pour lui demander de refuser ce permis. Nous invitons aujourd’hui toute la population à faire de même : une lettre, même courte, envoyée directement à la ministre à ministre@environnement.gouv.qc.ca, pèse dans la balance. Un modèle de lettre est disponible sur les réseaux des deux organisations pour celles et ceux qui souhaitent s’en inspirer.
Chaque lettre rappelle à la ministre qu’elle n’est pas seule à surveiller ce dossier — et qu’elle a encore, à ce jour, le pouvoir de faire le bon choix.
Climat Québec et la Coalition demandent à la ministre Déry
- De refuser sans délai le permis d’exploitation de la cellule 6 de Stablex
- D’interdire l’importation de matières toxiques et dangereuses chez Stablex, ce qui donnerait le temps nécessaire pour tenir un BAPE générique
- De tenir un BAPE générique sur la gestion des matières dangereuses, afin de trouver un site et une technologie appropriés
Climat Québec et la Coalition des citoyens de Blainville continueront de suivre ce dossier de près et invitent la population à interpeller la ministre Déry avant qu’il ne soit trop tard.
À propos de Climat Québec
Climat Québec est un parti politique indépendantiste dédié à la justice climatique qui propose que l’État de la République du Québec prenne toutes ses décisions à travers le prisme du climat dans une perspective d’équité sociale et économique.