COMMUNIQUÉ | Trystan Martel demande un moratoire sur le projet éolien Arthabaska de Boralex

Victoriaville, le mardi 5 août 2025 – Trystan Martel, candidat de Climat Québec dans l’élection partielle d’Arthabaska, demande un moratoire sur le projet éolien Arthabaska de Boralex dans la MRC d’Arthabaska, le temps de tenir un BAPE générique sur l’éolien au Québec.

« Il faut cesser de foncer tête baissée dans ces projets industriels, menés au profit de promoteurs privés, sans bénéfices collectifs ni véritable débat démocratique », affirme Trystan Martel.

Fausse urgence et privatisation coûteuse

La prétendue pénurie de 200 TWh annoncée par Michael Sabia était gonflée aux stéroïdes. Selon les dernières informations, seulement 6 TWh seraient actuellement acceptées, incluant l’usine Northvolt, qui, ne verra jamais le jour. Cette fausse urgence n’avait qu’un but : justifier l’acceptation rapide de nombreux projets éoliens privés. Déjà, l’éolien privé a coûté au bas mot 6 milliards de $ aux Québécois et aux Québécoises selon une étude de l’IREC. 

Fausse transition et fausse décarbonation

Contrairement à ce que prétendent ses défenseurs, le projet éolien de Boralex, tout comme les autres projets éoliens, ne servira ni la transition énergétique ni la décarbonation. Les nouveaux approvisionnements en électricité serviraient d’abord à alimenter de vaporeux projets industriels énergivores et à honorer deux nouveaux contrats d’exportation vers les États-Unis… à perte, puisque l’on vend à 7 ¢/kWh une électricité qui coûtera au moins 11 ¢ à produire.

« Il faut mettre fin à cette mascarade de transition verte. Ce que nous voyons, c’est une campagne de désinformation massive, un cas d’écoblanchiment à grande échelle », dénonce Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec.

Pour Climat Québec, il existe une autre voie :

  • Exiger une vraie efficacité énergétique dans les usines et les bâtiments commerciaux et institutionnels ;
  • Mettre fin à la stratégie libéralo-caquiste d’attirer des usines énergivores avec peu ou pas de retombées collectives ;
  • Résilier les deux derniers contrats d’exportation d’électricité vers les États-Unis, dont les livraisons n’ont pas encore commencé.

Avec ces actions robustes, Climat Québec a fait les calculs et elle estime qu’il y a assez d’électricité au Québec pour améliorer notre balance commerciale en remplaçant le gaz et le pétrole par notre électricité dans les prochaines années.  C’est de faire une pierre deux coups.  S’enrichir collectivement et diminuer nos GES.

Moratoire le temps d’un BAPE générique

Climat Québec exige un moratoire sur tout nouveau projet éolien, incluant celui de Boralex dans la MRC d’Arthabaska, tant que le Québec ne tiendra pas un BAPE générique sur l’éolien. Ce débat public est essentiel pour établir des règles démocratiques, économiques et de protection du territoire dans une perspective de bien commun.  Il est temps de choisir un modèle de développement éolien qui plutôt que d’appauvrir les contribuables, leur permettra un enrichissement collectif.

« L’éolien est une énergie renouvelable que nous devons développer intelligemment. Cela signifie : après un réel effort d’efficacité énergétique, seulement sous la gouverne à 100 % d’Hydro-Québec, et jamais sur des terres agricoles déjà trop hypothéquées par d’autres lobbys », conclut Martine Ouellet.

À propos de Climat Québec: Climat Québec est un parti politique indépendantiste dédié à la justice climatique qui propose que l’État de la République du Québec prenne toutes ses décisions à travers le prisme du climat dans une perspective d’équité sociale et économique.

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