Climat Québec dénonce la propagande visant à écoblanchir le gaz naturel au Québec et s’engage à le sortir prioritairement de notre équation énergétique

« L’État doit agir pour sortir le gaz des usines et des bâtiments au plus vite et faire face au lobby de la gazière Énergir pour réussir. » – Martine Ouellet

Montréal, mardi 20 septembre 2022 — Climat Québec, par la voix de sa cheffe, Martine Ouellet, dénonce la campagne publicitaire à grand déploiement de propagande et de désinformation orchestrée par la gazière Énergir avec la complicité du gouvernement de la CAQ et d’Hydro-Québec. La formation politique est formelle : le gaz « naturel » est l’énergie la plus polluante utilisée au Québec et il est totalement irresponsable de propager le mythe selon lequel il incarne une énergie de transition, ce qui est totalement faux. Le parti s’engage à l’éliminer comme source d’énergie des usines et bâtiments.

Martine Ouellet a fait valoir : « Encore une fois, le gouvernement s’agenouille face aux lobbys et les partis d’opposition, quant à eux, participent à l’omerta, faute d’avoir le courage de se tenir debout pour dénoncer cette vaste mascarade. Au Québec, le gaz “naturel” de la gazière Énergir et des autres distributeurs, c’est du gaz de schiste issu du procédé de fracturation à environ 80 % et plus. Il s’agit donc d’une sorte de gaz “naturel” extrêmement plus polluant que le gaz “naturel” conventionnel. C’est d’ailleurs pourquoi notre indicateur d’émission lié au gaz naturel est sous-estimé de façon très importante, car il est basé sur le gaz “naturel conventionnel”. Il n’a pas été mis à jour à la suite de l’extraction du gaz de schiste probablement dû au lobby très puissant d’Énergir et des gazières. C’est donc relativement plus que 40 % de nos GES qui proviennent des énergies fossiles des usines et des bâtiments. C’est énorme. Il faut y mettre fin. »

Climat Québec soutient que la mesure la plus facile et la moins chère à mettre en place pour diminuer rapidement les émissions de GES du Québec est la fin de l’utilisation du gaz dit « naturel » tant dans les usines que dans les bâtiments. 

Martine Ouellet a ajouté : « Les technologies existent, il est tout à fait possible pour les bâtiments et les usines de changer une fournaise ou une chaudière au gaz naturel pour une fournaise ou une chaudière électrique. C’est connu depuis longtemps et réalisable à peu de frais. Il leur est également possible de choisir des énergies alternatives comme la géothermie. Plusieurs technologies électriques d’induction ou de torche au plasma peuvent également remplacer les technologies gazières de procédé. C’est le rôle du gouvernement d’accélérer la cadence tant avec des mesures incitatives que contraignantes. Il est quand même surprenant que lors des débats, aucun parti n’ait ciblé cette mesure évidente, rapide et pas chère. Il faut dire que le lobby du gaz d’Énergir et des autres distributeurs est le plus puissant et le plus souterrain du Québec, infiltré jusqu’aux plus hautes sphères des sociétés d’État que sont Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il est temps que cela cesse, car ce n’est pas aux lobbys pollueurs de dicter l’agenda politique. L’incapacité flagrante des partis représentés à l’Assemblée nationale à faire face aux pressions des lobbys, démontrée de façon éloquente dans le dossier de la Horne, les discrédite totalement quant à leur volonté réelle d’agir de façon rationnelle et pragmatique. »