Gestion des eaux usées : Longueuil doit aller plus loin et désinfecter ses eaux usées selon Martine Ouellet

Afin d’arrêter de polluer le fleuve Saint-Laurent avec ses eaux usées, Martine Ouellet demande que la ville de Longueuil obtienne les moyens nécessaires à l’implantation d’une infrastructure permettant la désinfection de ses eaux usées.

Martine Ouellet a fait valoir : « Actuellement, les eaux usées de Longueuil sont traitées, mais pas désinfectées. C’est-à-dire que nous faisons seulement un dégrillage et une décantation des “gros morceaux”. Ainsi, l’eau qui est envoyée dans le fleuve par l’usine d’épuration contient des quantités de bactéries, de produits chimiques et de produits pharmaceutiques, notamment les molécules actives d’antibiotiques qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire et qui favorisent le développement de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement. Il est inconcevable que 30 ans après la mise sur pied du Centre d’épuration Rive-Sud de l’île Charron, l’étape de désinfection, pourtant fondamentale pour un traitement responsable des eaux usées, ne soit toujours pas instaurée. Entre-temps, ce sont les villes en aval de Longueuil qui ramassent une partie des eaux usées de Longueuil pour leur approvisionnement. »

Si la chef de Climat Québec demande l’ajout de l’étape de désinfection des eaux usées en plus d’une mise à niveau, elle ne s’arrête pas là : « Certaines stations d’épurations municipales sont devenues parmi les plus grandes pollueuses du fleuve Saint-Laurent en raison de leurs rejets non désinfectés. On ne peut plus continuer comme ça. Non seulement il faut un programme de désinfection des eaux usées à Longueuil, mais il devient urgent de l’élargir à l’ensemble du Québec à l’image de ce que nous avons fait dans les années 80 et 90 pour l’épuration des eaux. »

Surverses : Longueuil, le pire bilan au Québec

La candidate dans Marie-Victorin poursuit : « Selon les données de la Fondation Rivières, Longueuil est la grande ville qui a eu la plus grande fréquence de déversement en 2020 au Québec. Au total, ce sont sept milliards de litres d’eaux usées qui ont été déversés dans le fleuve sans aucun traitement. C’est pratiquement autant que le grand déversement controversé, de la ville de Montréal en 2015, de 8 milliards de litres d’eau. Cette situation est inacceptable et pour apporter les correctifs nécessaires, il faut arrêter d’implorer le gouvernement canadien pour du financement en optant pour le rapatriement de tous nos pouvoirs et impôts afin d’enfin pouvoir nous-mêmes contrôler nos ressources. Ainsi, nous pourrons investir financièrement et techniquement dans les municipalités, comme Longueuil, pour permettre un traitement des eaux usées adéquat pour la population et durable pour l’environnement. »